Hattori (2018) a étudié le rythme de chansons anglaises traduites en japonais, comme illustré ci-dessous. Que peut-on conclure de la structure rythmique du japonais, et comment cela se traduira-t-il au niveau de son nPVI?
Il est possible de mesurer le degré de contraste dans les alternances de durée des voyelles adjacentes, en calculant un index : le nPVI (Normalized Pairwise Variability Index). Plus le contraste est grand, plus le nPVI est grand. La même mesure de contraste de durée des notes peut être utilisée pour calculer le degré de contraste d’un morceau de musique. Patel a calculé le nPVI pour des phrases anglaises et françaises ainsi que pour des pièces de musique classique de compositeurs anglais et français. Que peut-on conclure du graphe ci-dessous présenté par Patel ?
Le rythme, musical et langagier, se caractérise par 2 composantes :
(1) L’accentuation : certains battements (musique) ou syllabes (langage) sont plus accentués que d’autres. Certaines langues mettent plutôt l’accent au début du mot (TAxi DRIver), tandis que d’autres ont tendance à le mettre à la fin du mot (merCI beauCOUP). Par ailleurs, dans toutes les langues du monde, les mots grammaticaux (ex. déterminants, prépositions, etc.) sont peu accentués.
(2) Le timing : la durée des notes (musique) ou des voyelles (langage) peut varier. Qu’est-ce qui différencie le timing du français de celui de l’anglais (la réponse se trouve dans la video de Patel: 6:58-9:00)?
Le rythme du langage n’est pas régulier/isochrone : les événements acoustiques ont des durées différentes. Il existe toutefois des registres de parole plus réguliers ; essayez de trouver quelques exemples !
Le rythme est une suite d’évènements qui surviennent à des intervalles spécifiques. Un rythme régulier donne lieu à l’induction d’un battement (beat ou pulse). Ces battements sont agencés en une unité supérieure, le mètre (en poésie, le mètre correspond globalement au nombre de syllabes, ex. 12 dans un alexandrin). Le rythme musical est donc hiérarchique. Identifiez les 2 couleurs qui représentent le rythme, celle qui représente le battement et celle qui représente le mètre dans le graphe suivant :
La dérivée de l’application
est définie par
Le domaine d’arrivée de l’application
est